lundi 21 mai 2012

Interlude poétique pluvieux


Tombe la pluie grise au rebord de ma fenêtre
Défile la lumière et traînent les secondes
Chacune suspendue au moindre millimètre
Du chemin qui t'emmène par-delà le monde.

Et je compte le temps qui n'a plus de valeur
Tournent les souvenirs de nos blanches lueurs
Passées à nous aimer passées à nous étreindre
Comme si de la vie plus rien n'était à craindre.

Tous nos pas balancés par les souffles du coeur
Bras-dessus bras-dessous reviennent à mon âme
Paris fleurit en mai pour que sourient les dames

En se perdant au cou de leur bel enchanteur.
Du haut des toits en vain je cherche ton visage
Paris se fane sous la couleur des mirages.