Opaque tyrannie jalouse de la paix !
J'étais abandonné à cheval sur la nuit...
Un galop insensé m'arrachait à la vie :
Chronos ouvrait les bras de son éternité.
Au loin s'entrechoquaient les gongs impitoyables
De mes furieux excès voués à croire au Tout
Et leurs sons ronds et lourds étrangement semblables
Enserraient mon esprit - cruels mirages fous !
Je l'ai longtemps cherché cet aérien refuge
Où nous mène amoureusement l'ivresse dense
Où le bonheur touché sous le chant du déluge
Pour un infime instant rend une confidence.
N'est qu'un seul salut en la tornade mourante
Laissant renaître au jour la nature brisée.
Mais les brûlants espoirs n'ont de lutte achevée
Que celle qui conduit à l'étreinte de Dante.